Des élèves de l’École du Louvre dans la Majeure Culture

Chaque année, un partenariat entre Audencia Business School et l’École du Louvre donne lieu à un échange entre les élèves de ces deux établissements. Si dans un premier temps, cinq élèves d’Audencia ont ainsi suivi les enseignements de l’École du Louvre, deux étudiantes ont à leur tour intégré la majeure “Management des institutions culturelles et des industries multimédias” d’Audencia le temps d’un semestre. Retour sur leur expérience … 

Où en êtes-vous dans votre parcours au sein de l’École du Louvre, et quel a été votre cursus ? 

Ambre: Je suis entrée à l’École du Louvre en validant le test probatoire qui donne accès au premier cycle d’enseignement consacré à l’histoire de l’art. Je suis spécialisée en histoire des arts d’Extrême-Orient ce qui m’a permis d’étudier à la Peking University en Chine et m’a orientée vers l’apprentissage du japonais à l’INALCO. J’ai également pris part à un partenariat entre l’École du Louvre et l’ESSEC afin de compléter encore mon cursus. J’effectue actuellement ma première année de deuxième cycle à l’École du Louvre c’est-à-dire le Master 1 de l’établissement dédié au domaine muséal.

Apolline: Je suis actuellement en deuxième année de deuxième cycle, soit en Master 2, spécialisée en Médiation Culturelle. J’ai intégré l’École du Louvre par équivalence (sur dossier) en Master 1 de muséologie, à l’issue de deux années de classe préparatoire littéraire option Histoire des Arts et d’une L3 d’Histoire de l’Art à l’Université de Strasbourg. 

Quel est votre projet professionnel ? 

Ambre: J’ai pour ambition d’occuper les fonctions de responsable d’un service culturel et particulièrement celles de conseiller de coopération et d’actions culturelles au sein des institutions françaises établies en Asie. Les notions de transmission, de communication et de médiation me sont en effet particulièrement chères et tendent au renforcement des relations culturelles à l’échelle internationale qui m’apparaît comme un enjeu majeur face à la mondialisation actuelle.

Apolline: Passionnée par la transmission des richesses du patrimoine et de la création artistique, j’ai pour objectif professionnel de travailler au sein du service du développement des publics et de l’action culturelle d’un établissement patrimonial, afin de prendre une part active à la valorisation d’une collection dans le cadre d’une institution muséale. En effet, je désire favoriser la rencontre entre les œuvres d’art et le public, en étant actrice de la mise en place de la programmation éducative et culturelle d’une institution. 

Pourquoi avoir choisi le partenariat avec Audencia ? Quelle complémentarité existe-t-il entre les deux cursus selon vous ? 

Ambre : J’ai souhaité intégrer la majeure afin d’acquérir des compétences plus polyvalentes et notamment managériales appliquées au secteur culturel dans son ensemble. Si l’École du Louvre délivre des connaissances théoriques sur la gestion de notre patrimoine collectif, la majeure culture permet quant à elle d’envisager concrètement les enjeux actuels du domaine culturel dans son entier. 

Apolline : J’ai volontairement choisi d’effectuer ce partenariat avec Audencia à la place de mon stage de fin d’étude, car il s’agissait selon moi d’une réelle opportunité d’enrichir considérablement mon champ de connaissances et de me former au management et à la gestion de projets culturels, notions indispensables à la poursuite de mon projet professionnel. Ce sont notamment mes différentes expériences professionnelles, dans le cadre de stages, qui m’ont incitée à me tourner vers cette formation complémentaire afin d’acquérir des connaissances et des atouts que mon parcours académique ne m’avait pas permis d’aborder jusque-là. 

Sur quel projet tutoré travaillez-vous ? Qu’en avez-vous retiré ? 

Ambre : Le projet tutoré auquel je participe est consacré à l’étude des possibilités d’exploitation du Vieux Château de Quintin. Ce travail me permet d’allier mes compétences en histoire de l’art à la vision entrepreneuriale des élèves d’Audencia créant une émulation très constructive.

Apolline : Tout comme Ambre, j’ai été amenée à réaliser un projet pour le château de Quintin mais de nature différente. Il nous revenait d’étudier la viabilité, sur le plan pratique comme financier, de la mise en place d’une structure d’accueil pour artisans d’art, de type pépinière, permettant d’encourager la création d’artisans d’art, mais aussi de favoriser la transmission de leur savoir-faire auprès du public. Il fut extrêmement enrichissant de travailler en équipe sur ce projet qui m’a permis d’appréhender les différentes composantes de l’étude de faisabilité d’un projet, notamment la conception d’un business plan. 

Dans le cadre du module “Art et culture à l’international”, quel séminaire avez-vous choisi ? Que vous a-t-il apporté, ou quelles en sont vos attentes ? 

Ambre : J’ai suivi le séminaire organisé par l’université de Deusto à Bilbao. L’immersion auprès des acteurs locaux de la culture a été extrêmement enrichissante et m’a permis d’appréhender clairement les enjeux actuels et futurs du développement culturel à l’échelle d’un territoire.

Apolline : J’ai choisi d’effectuer le séminaire à l’École du Louvre, car celui-ci entre parfaitement en adéquation avec mon projet professionnel. Il me donnera l’occasion d’appréhender des problématiques concrètes au sein même des institutions muséales et présentées par les acteurs du secteur. 

Quels sont, selon vous, les avantages et les inconvénients de la Majeure, et que retirez-vous de celle-ci ? 

Ambre : Effectuée en première année de master, cette expérience d’échange est très intense car il faut répondre simultanément aux exigences de la majeure qui implique un investissement à la hauteur de notre intérêt pour ses enseignements, et à celles de l’École du Louvre qui demande un engagement tout à fait assidu pour l’élaboration du mémoire d’étude. Les avantages apportés par la majeure prennent néanmoins le pas sur ces contraintes. Le dynamisme de ce cursus se révèle en effet particulièrement épanouissant : les intervenants professionnels délivrent un savoir concret tandis que chaque expérience, même de loisir, se trouve être formatrice. L’esprit de promotion et l’enthousiasme régnant assurent enfin les meilleures conditions d’apprentissage et de formation. 

Apolline : La formation dispensée par Audencia est selon moi un complément essentiel à celle délivrée par l’École du Louvre. En effet, les différents enseignements nous permettent d’avoir une vision globale de l’économie de la culture, et nous permettent d’acquérir des outils essentiels pour la gestion de projets culturels. L’un des avantages et des atouts de cette Majeure est selon moi sa pluridisciplinarité, qui m’a permis d’élargir considérablement mon champ d’horizon au-delà des institutions muséales, notamment vers le spectacle vivant. L’ensemble des cours permet également de comprendre les enjeux et les mécanismes des organisations culturelles. 

Qu’avez-vous préféré durant ce semestre à Audencia ?

Ambre : L’investissement, l’enthousiasme et le dynamisme de la professeure responsable de la majeure est sans aucun doute l’élément qui m’a le plus marquée. Je souhaiterais d’ailleurs la remercier infiniment pour son accueil chaleureux et son soutien bienveillant.

Apolline : Je ne saurais réduire en quelques mots toutes les merveilleuses choses que j’ai vécues durant ces quelques mois à Audencia. Un élément m’a néanmoins profondément marquée : la visite du Grand T de Nantes. Pouvoir pénétrer dans l’arrière du décor d’un univers qui me fascine, celui du théâtre, a été pour moi une expérience des plus enrichissantes et dont je garde un souvenir ému. 

Ambre Genevois et Apolline Cade 

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